31 January 2023
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Daizen Maeda au Celtic FC pour de bon

Daizen Maeda au Celtic FC pour de bon

Daizen Maeda au Celtic FC c’est définitif. Avec d’abord un prêt, le temps de se présenter, le joueur japonais a fini par séduire le club écossais. 1,53 millions d’euros, c’est le prix de cette transaction qui a pu vous échapper lors de ce mercato d’été. A 24 ans, il rejoint ses trois compatriotes japonais Kyogo Furuhashi, Reo Hatate et Yosuke Ideguchi.

Des débuts encourageants

Daizen Maeda n’est pas sur son rythme de J1 League pour le moment (23 buts en 2020/2021 au Japon). Pour autant, en 6 mois lors de son prêt, il a déjà trouvé le chemin des filets 8 fois, en 22 matchs. Généreux, il a aussi servi 5 passes décisives à ses coéquipiers. Ange Postecoglou, l’entraineur du Celtic FC, qui a également entrainé le Yokohama F. Marinos de 2018 à 2021, a bien senti que l’attaquant pouvait l’aider dans son projet de jeu.

Champion de Scottish Premiership la saison dernière, le Celtic FC l’a remporté face aux Glasgow Rangers alors champions en 2020/2021 avec 20 points d’avance. Le quatuor nippon a fait la différence.

Daizen Maeda un profil atypique au Celtic FC

Contrairement à bon nombre de joueurs japonais offensifs, Daizen Maeda ne base pas son jeu uniquement sur la technique. C’est un athlète, rapide et qui n’a pas peur d’aller au contact. Arthur Papas, qui a été le numéro deux d’Ange Postecoglou aux Yokohama F Marinos, et John Hutchinson, qui a également entraîné aux côtés de l’actuel entraîneur du Celtic au Japon, pensent que les qualités athlétiques de Maeda le distingue des autres joueurs.

Arthur Papas, aujourd’hui aux Newcastle Jets, a insisté sur le fait que la vitesse et la capacité de sprint de Maeda ne ressemblent à « rien de ce qu’il a pu voir».

Hutchinson a décrit Maeda comme une « bête physique » et il a précisé :

« Je n’ai jamais vu un joueur plus physique, en termes de vitesse et de sprint répété, que Daizen.

Daizen est une bête physique. Vous n’auriez aucun problème à l’envoyer n’importe où en Europe parce que ce ne sera pas un problème pour lui. C’est une machine. L’amélioration qu’il a connue au cours de la dernière saison sous la direction d’Ange est incroyable. Il fait des courses dangereuses vers l’avant et marque des buts. Il terrorisera les défenseurs en Ecosse. Si le déclic se produit avec Furuhashi en attaque, ce que je pense, les autres équipes seront effrayées.

Il est différent de Furuhashi dans le sens où il est plus actif et puissant. Nous l’avons fait jouer la majeure partie de la saison dernière sur l’aile gauche, mais lorsqu’il entre dans la surface, sa finition du premier coup est très bonne. »

Courir sur la montagne

Si autrefois le joueur japonais avait en lui une confiance monumentale, il a su faire évoluer sa façon de penser. Maeda, plus jeune, était un joueur égoïste. C’est au lycée qu’il a reçu une leçon qui l’a fait repenser son football.

Avec l’un de ses coéquipier, Maeda a été renvoyé pour avoir « perturbé la discipline de l’équipe ». Qu’importe, pour continuer de se maintenir en forme, il a su trouver une alternative : il s’en est allé courir dans la montagne. Cet exercice, bien qu’original, a donné naissance à cette course incroyablement intense qui le caractérise. Surtout, elle lui a permis de repenser sa vision du football et finalement adopter un style de jeu plus collectif.

Daizen Maeda a déclaré : « Cette année-là, j’ai compris que je ne pouvais rien faire tout seul, que je pouvais jouer avec beaucoup de soutien, et également saisi l’importance de courir pour l’équipe. »

Paré de sa vitesse et de son endurance, Daizen Maeda presse et participe à l’effort défensif. Avec beaucoup d’intensité, mais aussi avec rapidité.  Son surnom à l’époque ? Prius. A la différence de la Ferrari, on ne le voit pas venir. Il dit lui-même à ce propos :

« On dit souvent que mon pressing arrive soudainement. Je pense que je suis plus comme une Prius. Elle est plus silencieuse qu’une Ferrari. Cette dernière est rapide mais le moteur est bien plus bruyant (rires). »

Polyvalent sur le front de l’attaque, il entre progressivement dans la rotation de la sélection japonaise en tant qu’avant-centre. Ses qualités d’attaquant de pressing peuvent jouer en sa faveur et être un atout pour ses équipes. La question est maintenant de savoir si Daizen Maeda deviendra grand. Si son expérience au Celtic lui permettra de passer un cap et permettre au club écossais d’aller plus loin en Europe. Il faudra surveiller les prochains matchs, car pour le moment la machine peine à démarrer cette saison, avec des débuts moins étincelants contre Aberdeen, Ross County et Kilmarnock. La Coupe du Monde est proche et la concurrence est rude aux avant-postes chez les Samurai Blue.

 

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